09 octobre 2008

Culture : Que dit la motion A?

Constats :

·     Sans art et création, une société perd son identité Face à la marchandisation dominante, tout particulièrement à la concentration croissante dans les industries culturelles, la puissance publique doit être présente.

·     Le budget de l’État consacré à la culture est en berne, le spectacle vivant est en crise, la situation préoccupante des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel n’est pas réglée, la mise sous tutelle de la télévision publique est programmée, l’éducation artistique et culturelle dans l’éducation est négligée. Tout cela au moment où le Ministère de la culture perd son rang et que le maître mot de Nicolas Sarkozy est « rentabilité ». Un pays qui néglige sa création se condamne à perdre son identité.

 

Propositions :

·     L'éducation artistique, d’abord, nécessité absolue pour favoriser la formation de citoyens libres dansleurs jugements et leurs choix. En commençant par le rétablissement de la généralisation de l’éducation artistique à l’école décidée en 2000 et abandonnée depuis. Nous devrons proposer un nouveau plan en sa faveur associant étroitement la communauté scolaire et les institutions culturelles

·     L'emploi culturel, pour améliorer les statuts des professionnels et soutenir les pratiques amateurs. Ces dernières doivent être valorisées et encouragées en facilitant leur activité par exemple par la mise à disposition de lieux de répétition et de création.

·     Un nouveau modèle de rémunération des auteurs et des artistes, respectant les principes des droits d’auteur, pour amener les acteurs de l’Internet et de la téléphonie mobile à financer des créations culturelles ;

·     La clarification du cadre de la décentralisation culturelle, alors que les collectivités assument déjà les deux tiers du financement public et que leurs sont transférées régulièrement des compétences sans accompagnement financier.

 

Culture : Que dit la motion B?

Il est indispensable d’encourager la diversité des pratiques, et de permettre l’accès de chacun à la culture, contrairement à la politique menée aujourd’hui.

Chacun le reconnaît, le rôle de l’éducation et de la culture est essentiel. Notre responsabilité est de leur donner la priorité en terme de moyens, mais aussi de définir et d’appliquer les réformes nécessaires.

Culture : Que dit la motion C?

Constats :

·         Libéral, le pourvoir assume la casse du service public de la culture et favorise les concentrations capitalistiques. Autoritaire, il multiplie les interventions dans le contenu rédactionnel des médias amis. Conservateur, il favorise le développement de la fracture entre ceux qui savent, se cultivent et créent d’une part et ceux qui apprennent, se divertissent et (re)produisent d’autre part.

·         Nicolas Sarkozy glorifie la « simplicité » de l’aspiration au divertissement télévisuel (quand le pain devient cher donnons des jeux), fixe des critères d’évaluation purement commerciaux à sa Ministre, et prône, non plus la diversité des cultures, mais la sacralisation des identités confessionnelles.

·         De son côté, la gauche a abandonné la bataille de la culture. Elle met en avant, à raison, sa remarquable action culturelle locale. Mais elle doit aussi défendre un projet global, comme elle l’a fait dans les années 1980 avec le soutien à de nouveaux champs de la création, ou en 1997 avec le plan sur l’art à l’école et la reconnaissance d’une nouvelle génération de lieux culturels.

 

Propositions :

·         L’éducation à la culture. La collectivité a une mission essentielle de démocratisation de la culture, tout au long de la vie. A l’école - où elle doit être présente dans les programmes mais aussi à travers des projets associant les artistes -, mais aussi hors du temps scolaire, par l’éducation populaire, les pratiques amateurs, la promotion de la diversité culturelle, la lutte contre le formatage et toutes les formes de censures, etc.

·         Valoriser les arts et cultures populaires. Il appartient à la gauche de valoriser les arts et cultures populaires qui puisent leur source dans l’histoire sociale des populations. Pour cela, il est nécessaire à la fois de favoriser les pratiques amateurs, structurer les formations professionnelles et créer les conditions de leur reconnaissance institutionnelle.

·         Nous devons retrouver l’ambition d’un aménagement culturel du territoire, urbain et rural. Il faut également soutenir le développement de la diversité des pratiques artistiques : projets culturels coproduits entre publics et artistes, reconnaissance de nouveaux champs de la création, présence de l’art dans l’espace public... Enfin des nouveaux modes de soutien à l’action culturelle locale (au-delà de la seule subvention trop souvent réservée aux structures existantes) doivent être imaginés.

·         Sauver l’intermittence, par la mise en place au minimum du projet de loi de 2005 est indispensable, pour reconnaître qu’un artiste peut exercer plusieurs fonctions et, tout simplement, faire respecter le code du travail.

Culture : Que dit la motion D?

Constats :

         

·         Alors qu’elle en faisait le socle d’un modèle partagé et reconnu dans le monde, la France traverse aujourd’hui une véritable crise du sens et des perspectives dans ce domaine.

·         La France a besoin d’une politique culturelle qui redonnera du souffle à aux grandes institutions de notre pays, confortera la place des artistes et leur liberté de création, ouvrira de nouveaux champs de la démocratisation culturelle et de fera émerger de nouveaux outils au service de cette volonté.

 

Propositions :

                                 

·         Soutenir et renforcer les créateurs en leur donnant les moyens de s’installer et de travailler au cœur des villes et des quartiers

·         Conforter les nouvelles pratiques qui prennent leur place dans notre société comme le mouvement hip hop ;

·         Ouvrir à la culture l’ensemble des établissements scolaires ;

·         Soutenir les lieux non formatés au croisement de l’art et des pratiques culturelles qui permettent de réunir artistes et habitants ; et soutenir les filières culturelles dans nos universités ;

·         Porter une nouvelle régulation au niveau européen notamment dans les domaines du cinéma et de l’audiovisuel ;

·         Permettre un financement accru de la culture et proposer des mesures nouvelles d’incitation au mécénat culturel qui doit être ouvert également aux individus.

·         Par ailleurs nous devons préparer une réforme globale du statut des intermittents du spectacle en concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, la dernière réforme du protocole ayant accru la précarisation de l’emploi culturel et n’offrant aucun gage de pérennité, bien au contraire.

Culture : Que dit la motion E?

Constats :

·         La France doit redevenir la nation de la culture, de la création, de la réflexion, du débat, de la polémique et de la critique, conditions essentielles de la démocratie. Un pays où l’imagination, la provocation, la contestation, l’anticipation, le rêve aient à nouveau droit de cité.

·         N’oublions pas par ailleurs que la culture est créatrice d'emplois, porteuse de développement et de rayonnement pour les territoires, les villes et les Etats.

 

Propositions :

·         L'aide aux cultures émergentes, urbaines.

·         Une plus grande prise en compte de la diversité culturelle.

·         Une pratique artistique de la maternelle à l'université.

·         Le soutien à la création.

·         Le développement de l'emploi culturel.

·         La défense du livre et de la librairie indépendante.

·         Investir beaucoup plus pour permettre à nos artistes de s’exporter au-delà du territoire national.

Culture : Que dit la motion F?

Constats :

·    L’accès à la culture fait donc naturellement partie des droits fondamentaux puisqu’elle constitue, fonde et cimente la vie en société, crée la communauté, la société, ses valeurs et ses institutions. C’est notamment grâce à elle que nous portons un regard aigu sur le monde, nous permettant de nous forger notre propre jugement, de nous soustraire au modèle dominant, de nous ouvrir à notre environnement et de pouvoir le comprendre.

·     Un de nos défis démocratiques majeurs reste d’élargir au plus grand nombre l’accès aux différentes expressions culturelles, des arts, des sciences ou de la pensée sachant qu’aujourd’hui 2/3 de la population n’accède pas aux différentes activités proposées pour le grand public (musée, théâtre, opéra…).

 

Propositions :

  • La question se pose avec autant d’acuité dans les domaines trop concentrés de l’édition (édition et distribution) ou de l’audiovisuel. Dans ces secteurs, une loi devra limiter les concentrations capitalistiques afin de préserver la pluralité et la diversité culturelle.
  • Des dispositions de protection de ces activités pourront également être prises, notamment face à des groupes étrangers qui ne respecteraient pas ces critères de concentration.
  • Enfin, dans tous ces domaines, le rôle de l’Etat ou des collectivités locales est aussi d’assurer un pluralisme culturel en soutenant les structures indépendantes sur l’ensemble du territoire.
  • Les pratiques culturelles doivent être encouragées par un investissement public approprié, à la fois dans le milieu scolaire, et dans le cadre des activités proposées par les collectivités locales. Ainsi, les expériences de gratuité des musées qui ont permis d’attirer de nouvelles populations, jusque là exclues, doivent être étendues sur l’ensemble du territoire.