09 octobre 2008

Medias : Que dit la motion A?

Constats :

·         La grande concertation des groupes à l’échelle mondiale est un danger. La droite, avec Nicolas Sarkozy, pour l’essentiel, ne fait que favoriser l’emprise des proches du pouvoir.

·         Elle ne prend pas la mesure des enjeux démocratiques, économiques, culturels, de la révolution numérique en cours, qui génère une multiplication des supports de diffusion, une diversification des usages et de nouvelles possibilités d’interactivité.

 

Propositions :

·         Un audiovisuel public fort pour une télévision de qualité, disposant d’un financement réel et pérenne, et d’une nouvelle gouvernance, parties intégrantes de son indépendance

·         La garantie du pluralisme et de la diversité, par le renforcement des règles anti-concentration et la réforme du CSA, par le développement des médias associatifs et coopératifs à l’échelon local et régional, par le respect des droits des journalistes et des salariés des médias

·         Le soutien de la création, et de l’emploi, en favorisant le développement d’une puissante industrie de programmes, tout en encourageant plus qu’aujourd’hui les initiatives locales et régionales et les projets innovants que génèrent les évolutions technologiques.

Medias : Que dit la motion B?

  • Il faut en interdire, ce que nous avons souvent proposé mais jamais réussi à faire, le contrôle des médias par les entreprises bénéficiant de commandes de l'État 

Medias : Que dit la motion C?

Constats :

  • La course à l'Audimat qui conduit à l'uniformisation des programmes pour obtenir des recettes publicitaires doit cesser.
  • Pour autant, nous ne saurions approuver le projet actuel de la droite. La suppression de la publicité pour les chaînes publiques, décidée brutalement et sans contrepartie satisfaisante, est principalement motivée par le souci d'aider financièrement les chaînes privées dirigées par des proches du Président.

Propositions :

  • Une loi anti-concentration en France et l'adoption d'une directive européenne garantissant la liberté d'expression et d'information sont devenues indispensables pour garantir le pluralisme dans les médias.
  • De même, les socialistes doivent s'engager à mettre fin aux intérêts croisés entre l'industrie des médias et la commande publique en interdisant aux firmes vivant de la commande publique de détenir des parts dans le secteur des médias.
  • Nous proposons donc de compenser la perte des revenus publicitaires des chaînes publiques par une taxe sur les revenus de la publicité des chaînes privées et par une augmentation de la redevance dont les ménages modestes doivent rester exonérés

Medias : Que dit la motion D?

Constats :

·         L'information et la culture ne sont pas des marchandises. En France, les médias sont confrontés à une triple donne : une concentration de plus en plus poussée ; des groupes - Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault, Bolloré - qui ne s'investissent dans la presse et les médias que pour servir leurs intérêts industriels dominants (armement, BTP, luxe, etc.) tout en tirant une bonne part de leur activité de marchés avec l'Etat ; les liens personnels de N. Sarkozy avec les dirigeants de ces groupes sont de notoriété publique réuni au au Fouquet's le soir de son élection.

·         Le pluralisme est gravement mis en cause par une double soumission aux grands groupes économiques et à cette intrusion du pouvoir politique en place.

·         L'affaiblissement et l'appauvrissement de la télévision publique en est l'illustration flagrante. Nous pensons, nous, que l'indépendance des médias, la transmission du savoir, la liberté de l'information et de la presse sont plus que jamais décisives.

 

Propositions :

·         Une grande réforme de "décartellisation" de l'audiovisuel

·         Un refus de la concentration et la garantie du pluralisme par la loi

·         L'interdiction aux sociétés tenant une part conséquente de leur revenu des marchés publics d'être en même temps éditeurs de médias

·         Des moyens dignes de ce nom réaffectés à l'audiovisuel public.

·         Nous devrons aider au développement et à la diversité des télévisions locales.

·         Enfin, nous devrons réformer le mode de nomination des membres du CSA afin d'empêcher que 100 % des personnalités chargées de veiller au pluralisme soit désignées, comme aujourd'hui avec l'UMP, par le parti majoritaire.

Medias : Que dit la motion E?

Constats :

·         Les médias doivent pouvoir jouer leur rôle d’information en toute liberté. Leur financement doit être indépendant de toute autre puissance (des pouvoirs publics, mais surtout aujourd'hui des puissances d’argent).

·         La suppression de la publicité sur les chaînes publiques est un coup bas contre le service public destiné à le paupériser.

 

Propositions :

·         Interdire à tout groupe privé vivant notamment de la commande publique de détenir plus de 25 % dans les grands médias.

·         Intégrer le temps de parole du président de la République dans celui de la majorité parlementaire.

·         Partager également le temps de parole de l’opposition avec celui de la majorité.

 

 

 

Medias : Que dit la motion F?

Constats :

·         L’accès à l’information et sa diffusion constituent des dimensions clefs de la vie démocratique. Or, par intérêt économique, par proximité avec les gens de pouvoir, par facilité, la plupart des organes d'information - et plus particulièrement audiovisuels - ont renoncé à ce qui devrait être leur mission, pour nous imprégner d’une idéologie libérale et lui donner un caractère universel

·         La diversité d'approche et d'analyse n'est pas la règle, l'espace pour des regards différents est extrêmement réduit. Tous les journaux télévisés sont construits sur le même modèle.

 

Propositions :

  • Nous proposons de réguler le marché de l’audiovisuel et de la presse de manière à limiter les concentrations capitalistiques, à garantir une pluralité et une diversité des contenus ainsi que le respect d’un minimum d’éthique. Ainsi, dans la presse et l’audiovisuel, les parts détenues par un groupe privé ne pourront pas représenter plus de 30% du capital des plus grands media et pas plus 15% de l’audience dans chaque type de media (presse, télévision, radio). Les entreprises réalisant plus de 10% de leur chiffre d’affaires dans les marchés publics ne doivent pas être autorisées à prendre de participation dans les medias.
  • Par ailleurs, l’éducation au décryptage de l’information et du traitement médiatique devra être dispensée très tôt. A l’heure où l’objectif ouvertement affiché d’un patron de chaîne de télévision est de générer de la disponibilité dans les cerveaux des téléspectateurs pour vendre plus de publicité, il est temps que l’école et les relais éducatifs mettent en place des moyens humains et s’équipent pour un apprentissage systématique de l’utilisation des nouveaux outils de communication, qu’ils enseignent aux élèves à avoir un regard critique sur les médias, à disséquer les images, à analyser les informations, à prendre du recul par rapport aux fictions.
  • Enfin, nous préconisons également la taxation de la publicité au niveau de l’achat d’espace. Un taux de 5% représenterait en France environ un milliard d’euros de recette.